Comment choisir son stéthoscope ?

Stethoscope
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Depuis son invention en 1816, le stéthoscope est devenu un outil de diagnostic indispensable pour nombre de professionnels de santé, qui en font un usage différent selon leur profession. Véritable signe distinctif de la blouse blanche, on en trouve différents modèles, du plus économique au plus sophistiqué.

Évolution des stéthoscopes de Laennec

1- L’utilité d’un stéthoscope

Le stéthoscope et un instrument médical permettant d’ausculter un patient, en vue d’établir un diagnostic. C’est un moyen simple, non intrusif, de pouvoir écouter les poumons et le coeur. Le principe du fonctionnement du stéthoscope est relativement simple, et s’appuie sur l’amplification des sons par résonance : on pose une membrane sur le corps su patient, qui va transmettre un son jusqu’aux oreilles du praticien.

Le choix du stéthoscope selon le métier et la spécialité du professionnel de santé, ainsi que selon la morphologie du patient à ausculter.

2- L’anatomie du stéthoscope

Les différentes parties composant un stéthoscope
  • Le Pavillon

Le pavillon est la partie du stéthoscope la plus sensible, qui va déterminer la qualité d’écoute. il peut être simple (une membrane) ou double (deux membranes). Le double pavillon est fort utile lorsque le professionnel de santé doit ausculter différents types de patients (adultes, enfants ou nouveaux-nés). Pour une utilisation simple comme pour la prise de tension, le pavillon simple est généralement suffisant, et aussi moins encombrant.

  • La membrane

C’est la partie qui va capter les sons émis par le corps du patient ausculté, elle est positionnée sur le pavillon. La membrane peut être à simple ou à double fréquence. La membrane à double fréquence permet de mettre l’accent sur les hautes ou les basses fréquences, en ajustant la pression exercée sur le pavillon. À pression faible, on entend mieux les basses fréquences, et à pression haute, les fréquences élevées.

  • La lyre

Il s’agit de la partie métallique du stéthoscope, sur laquelle vient s’ajuster la tubulure. Elle est composée de deux tubes auriculaires, d’un ressort de tension et d’embouts auriculaires.

  • Les embouts auriculaires

Comme leur nom l’indique, il s’agit de la partie qui vient se loger dans les oreilles de l’utilisateur. Généralement amovibles, il en existe des souples et ds rigides, de différentes tailles, pour une utilisation adaptée à la morphologie de chaque praticien. Les embouts souples, en plus d’une bonne étanchéité aux bruits environnants, offrent un meilleur confort.

  • La Tubulure

C’est la partie souple en PVC qui unit la lyre et le pavillon. La tubulure peut être simple ou double. Une tubulure double est constituée de deux conduits, améliorant ainsi la qualité d’écoute en transmettant indépendamment les sons pour chaque oreille.

  • Le Tube auriculaire

Les embouts sont fixés sur cette partie métallique rigide et non déformable. Elle fait le lien entre les embouts et la tubulure souple. Les tubes sont solidarisés par un ressort de tension qui permet de régler l’écartement de ces derniers afin de l’adapter au mieux à l’utilisateur.

  • La Base

C’est le lien entre le pavillon et la tubulure. Cette partie rigide, tout comme les tubes permet sur certains modèles de choisir entre une écoute à la cloche ou à la membrane du pavillon.

Un docteur utilise son stéthoscope

3- À chaque métier son stéthoscope

  • Médecins généralistes

Pour une utilisation quotidienne, lors d’examens du coeur et des poumons des patients, il est conseillé d’opter pour un stéthoscope à double pavillon, qu’il suffira de retourner pour passer d’un adulte à un enfant. Cependant, si vous auscultez beaucoup d’enfants et de nourrissons, l’emploi d’un stéthoscope pédiatrique peut s’avérer pertinent.

  • Pédiatres

Plus petits, les stéthoscopes pédiatriques sont adaptés à la morphologie des enfants. Il en existe des colorés, et même avec des pavillons en forme d’animal, afin de dédramatiser l’examen médical et le rendre ludique pour le jeune patient.

  • Kinésithérapeutes

Il est conseillé de choisir un stéthoscope à simple membrane, avec un pavillon monobloc aux embouts auriculaires souples pour écouter les bruits pulmonaires.

  • Pneumologues et cardiologues

On veillera à choisir un stéthoscope dont l’acoustique est très précise, tant sur les hautes que sur les basses fréquences.

  • Infirmiers

Le stéthoscope est un indispensable de la trousse d’infirmier, et permet un suivi clinique des patients. Il permet de contrôler les différentes constantes et évolutions, comme la pression artérielle, le pouls, les poumons… Un stéthoscope monobloc et léger conviendra parfaitement.

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